Dans une vidéo très drôle, le maestro Alexandre Bloch nous dit ce que ça fait d’être dans sa tête

Dans Culturons-nous, Lille, Music in my ears
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Vous ne vous êtes jamais deman­dé ce que fai­sait un chef d’or­chestre quand il dirige ? A quoi sert sa baguette, pour­quoi il fait tel geste, si tous les musi­ciens ont vrai­ment les yeux rivés sur lui… Pen­dant son confi­ne­ment, Alexandre Bloch a réa­li­sé une vidéo géniale où il vous explique tout.

On ne va pas dire qu’a­près avoir ri pen­dant qua­si­ment onze minutes, on en sait plus sur ce qu’il se passe dans la tête d’un chef d’or­chestre pen­dant un concert. Disons qu’on en sait plus sur l’in­té­rieur du cer­veau d’A­lexandre Bloch. Mais on doute qu’il parle au nom de tous les maes­tros du monde. Ce qui est sûr, c’est qu’il a un grain de folie qui frise le génie.

Avant le confi­ne­ment, l’ONL célé­brait Mal­her. Plu­sieurs repré­sen­ta­tions, sur plu­sieurs mois, ont fait décou­vrir le com­po­si­teur aux Lil­lois. L’ONL et Alexandre Bloch en ont pro­fi­té pour enre­gis­trer un CD de la 7e Sym­pho­nie de l’Au­tri­chien, un genre de chef d’œuvre, vous vous en dou­tez. Et ils l’ont bien sûr jouée devant public.

La repré­sen­ta­tion fil­mée a été la base du tra­vail d’A­lexandre Bloch pen­dant son confi­ne­ment. Dans la vidéo de presque onze minutes, on le voit entrer sur scène, et mettre son orchestre en branle. Dans un coin de l’i­mage, son rythme car­diaque pré­su­mé, et dans l’autre coin, son humeur du moment. Et c’est là que ça devient com­plè­te­ment délire. En voix off, Alexandre Bloch dit ce qu’il a dans la tête à ce moment-là. Et ça n’a stric­te­ment rien de rasoir ni de banal.

On l’en­tend pen­ser “allez vas‑y chauffe” quand le rythme s’ac­cé­lère, il place ses ins­tru­ments, déclame les notes, chante, com­mente ses moments pré­fé­rés de la sym­pho­nie… On voit quand il est fébrile grâce son rythme car­diaque, on com­prend qu’il se sent puis­sant grâce aux emo­jis (oui) qui sym­bo­lisent ses émo­tions… Et il ter­mine par cette phrase, alors qu’à l’i­mage, les ins­tru­ments se sont tus : “Je suis exté­nué.” C’est que ça rince, d’être maes­tro.