Les Alchimistes veulent organiser et valoriser les déchets compostables de la métropole lilloise

Dans C'est green, Lille

@alchimistes

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Si tout va bien, vous faites le tri. Le recy­clable dans le sac rose, le reste dans le sac noir. Mais vous ragez à chaque fois que vous jetez vos éplu­chures de légumes à la pou­belle, direc­tion l’in­ci­né­ra­tion. Les Alchi­mistes débarquent à Lille avec la ferme inten­tion de vous aider à com­pos­ter.

Ima­gi­nez : au lieu de deux bacs, vous en avez désor­mais trois. Déchets non recy­clables, déchets recy­clables, et déchets com­pos­tables. Votre petit seau d’é­plu­chures, vous le sor­tez une fois par semaine, comme pour le reste. Une entre­prise passe et récu­père ces déchets pour en faire du bon com­post. Ça a l’air chouette et loin­tain, hein ? Peut-être pas tant que ça. Les Alchi­mistes, un réseau pré­sent dans pas mal de villes de France, vient de débar­quer à Lille.

On a créé la socié­té à Lille en février 2020, raconte Fou­cauld Watine, co-patron avec Lucas Gau­thier. Notre but, c’est de col­lec­ter les bio-déchets pour les com­pos­ter. A terme, on vou­drait être en mesure de com­pos­ter 10% des déchets de la métro­pole.” Pour démar­rer, les deux asso­ciés ont démar­ché les entre­prises. “On a déjà quelques clients : un fleu­riste dans le Vieux-Lille, un res­tau­rant à Eur­alille, un autre dans le Vieux-Lille, une salle de sport qui a une salle de res­tau­ra­tion…

Du compost en huit semaines

Mais le gros dos­sier va consis­ter à convaincre les col­lec­ti­vi­tés, et notam­ment la MEL dont c’est le domaine d’ex­per­tise, à faire appel à leurs ser­vices pour la col­lecte des déchets des par­ti­cu­liers. “On a été très bien accueillis à la MEL, assure Fou­cauld. On sau­ra ce qu’il en est d’i­ci la fin de l’an­née.” Et en atten­dant, des tests vont être effec­tués chez des par­ti­cu­liers lil­lois volon­taires. “Et les clients de Mes Voi­sins Pro­duc­teurs peuvent aus­si leur don­ner leurs bio­dé­chets.

Fou­cauld et Lucas ont pu ins­tal­ler, dans le cadre du bud­get par­ti­ci­pa­tif et donc avec l’a­val de la maire, leur com­pos­teur élec­tro­mé­ca­nique dans le cour Saint-So. “C’est une machine qui accé­lère le pro­ces­sus natu­rel du com­pos­tage en broyant les bio­dé­chets avec des pales rota­tives. Ça fait du com­post en huit semaines au lieu de six mois.” Ce com­pos­teur là est pour la démons­tra­tion. “On peut faire 30 tonnes de com­post par an. Mais ceux qu’on aime­rait ins­tal­ler dans la métro­pole peuvent aller jus­qu’à 730 tonnes.”

Une fois digé­ré par la machine, le com­post sera reven­du par les Alchi­mistes. “Ça peut être à des fermes urbaines, à des maraî­chers dans la métro­pole, à des pro­jets de per­ma­cul­ture, à des friches… On pour­ra aus­si le vendre aux par­ti­cu­liers via leurs fleu­ristes ou leurs maga­sins bio.

Pour vous ren­car­der sur la démarche des Alchi­mistes, direc­tion leur site inter­net.