Le Touquet Music Beach Festival tient encore debout, et deux artistes lillois sont de la partie

Dans Festival, Lille, Music in my ears

©La Voix du Nord

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Beaucoup de festoches ont rendu l’âme avec le Covid, mais il y en a un qui s’accroche. Le Touquet Music Beach Festival, qui doit se dérouler les 28 et 29 août, croise très fort les doigts et lutte pour maintenir sa programmation électro.

Dans un communiqué du vendredi 29 mai, le festival se disait encouragé par la dernière annonce d’Édouard Philippe. Pour rappel, un assouplissement des mesures est à venir dès ce mardi 2 juin, avec notamment la réouverture de bars, restos et cafés des zones vertes. Le TMB, qui se situe à trois jours de la levée de l’interdiction de « tout événement de plus de 5 000 personnes » met tout en œuvre pour se maintenir. La partie n’est pas gagnée, mais il y a toujours espoir de voir Paul Kalkbrenner, Purple Disco Machine, Folamour, Petit Biscuit, Lost Frequencies ou encore Vladimir Cauchemar aux dates prévues. Pour enrichir ce beau line-up, les gagnants du Tremplin Jeunes artistes Hauts-de-France viennent se faire connaître.

Ils sont cinq à avoir remporté le tremplin, et les curieux peuvent écouter les sets victorieux sur SoundCloud. Vous y découvrirez Cailloux, SOULSTORM, Desert Land Soundsystem, Skandr et Loic Dewet. Tous viennent de la région, mais Cailloux et Desert Land sont Lillois.

Cailloux

© Cailloux

Âgé de 24 ans, Cailloux est originaire de l’Oise et vit à Lille depuis deux ans. Grand gagnant du tremplin, il pratique le piano depuis ses 6 ans et avait déjà un goût prononcé pour les sons planants. C’est un adepte des live sets, qu’il pratiquait avant de composer ses propres morceaux. Il a depuis une flopée de singles et un EP à sa discographie dans lesquels il définit progressivement son style. Il a su tirer profit du confinement pour se chercher, et trouver l’inspiration. En résulte le double titre “MO” “LO“, qui est selon lui “un hymne à la slow-life“.

Sa musique “cherche à faire collaborer le côté froid de l’électro avec la chaleur des synthés. Influencé par des artistes tels que Rone ou Kiasmos, il produit un mélange de house et d’électro tout en affirmant une fibre créatrice unique. Pour son prochain EP, Cailloux s’inspire de pierres précieuses. Il cherche à travailler des “sons organiques“. Il retouche le son de pierres qu’il frappe entre elles et l’incorpore dans ses compositions. Cailloux n’a pas volé son nom de scène.

Desert Land Soundsystem

© Desert Land

Desert Land, c’est une bande de quatre potes dont trois sont déjà DJs à la base. Atterris à la troisième place du tremplin, le collectif roule lui aussi sa bosse depuis un moment dans la musique. Il orchestre depuis quatre ans le Desert Land Festival, un festoch’ pour le moment privé situé à 45 minutes de Lille. Cailloux fera d’ailleurs partie de l’édition 2020 si elle a la chance d’être maintenue. Antoine, Brieuc et Marceau sont des DJs polyvalents, qui, réunis, composent un mix entre la house et la techno. Aymeric, le quatrième membre, assure quant à lui la logistique et les installations. Leur côté touche à tout donne des DJ sets riches et variés.

Il va sans dire que s’ils organisent un festival, c’est parce que Desert Land sait mettre ses pairs en valeur. La formation projette d’ailleurs de mettre prochainement en ligne les mix et podcasts de leurs différents contacts et des artistes locaux. Bien entendu, ils prévoient d’y uploader leurs propres enregistrements aussi. Enfin, si le Desert Land Festival est encore privé cette année, le collectif espère le rendre public dès l’année prochaine. L’occasion de savourer encore plus d’électro l’été prochain.

Vous pouvez suivre l’évolution du TMB sur sa page Facebook. Pour les artistes, Cailloux possède un Spotify et un SoundCloud, plateforme sur laquelle vous trouverez également Desert Land.