La Brasserie Gobrecht compte bien faire de la Lil une bière (re)connue

Dans Bière, Lille
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Ce n’est pas commun, une brasserie qui change deux fois de mains en si peu de temps. Lancée il y a deux ans, la brasserie Lil Marcotte est un an plus tard devenue la Brasserie Lil quand elle a été reprise par un couple de brasseurs. Elle vient d’être rachetée par Antoine Gobrecht. 

Pour faire une bonne bière, il faut du malt, de l’eau, du houblon, des levures et beaucoup d’amour. Pour tenir une brasserie, il faut accepter de suer, voir loin, et être authentique. Quand Antoine Gobrecht a racheté la brasserie Lil, dans le quartier Saint-Sauveur, son projet ne pouvait pas être plus authentique. « Je suis d’une famille d’épicuriens » raconte-il. Après des années dans la grande distribution puis à la tête du caviste les Domaines qui Montent à Lille, il a eu besoin de souffler un peu. « J’ai pris un job de commercial de vins et spiritueux sur la Côte d’Opale. » Il sillonne le littoral pendant un an. « Mais j’avais envie de produire quelque chose et de le développer. » 

Il s’avère qu’Antoine est ami avec les membres de l’Échappée Bière, l’agence de tourisme brassicole lilloise. « Ce sont eux qui m’ont dit que la brasserie Lil était à vendre. Je n’ai pas beaucoup hésité. » La vente se fait pendant l’hiver. « J’ai eu les clés le 28 février, et je crois que je faisais mon premier brassin le 4 mars. » 

104, comme la hauteur du beffroi

Son objectif : continuer de produire la gamme Lil (une blonde, une triple, une IPA), la distribuer le plus largement possible, et en parallèle développer une gamme rien qu’à lui, la 104. « Comme les 104 mètres du beffroi qui est juste à côté », détaille Antoine. Là aussi, la 104 se décline en blonde, triple et IPA. Mais avec des choix plus tranchés, et aussi plus couillus. Quatre céréales dans sa Pale Ale, un double dry hopping pour l’IPA, une levure norvégienne pas commune, la kveik, pour sa triple. « Je n’aime pas faire comme tout le monde… » 

Et Antoine n’a pas non plus l’intention de s’arrêter là. Avec Adrien, son brasseur, il a toujours une recette en cours d’élaboration. Saison au seigle, limonade au houblon, bière sans alcool mais pas sans goût… Il élève aussi de la bière en fût, histoire de compléter la panoplie. La première année, il compte brasser 650 hectolitres, mais installe petit à petit les fermenteurs qui lui permettront d’atteindre un rythme de croisière à 2000 hectolitres par an. Gros objectif. Mais grosse envie d’y arriver. 

La brasserie Gobrecht habite au 35 rue Frédéric-Mottez à Lille. La boutique est ouverte les jeudis et vendredis de 17 à 19 heures, et le samedi de 10 à 18 heures. Et il existe une page Facebook qui en parle un peu