En Roue Libre, la bande de potes qui répare les vélos chez Meta-Lunair

Dans Lille, Mon P'tit Vélo
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Réparer son vélo, c’est la galère. Mais pas pour les quatre compagnons d’En Roue Libre. Au fin fond de l’atelier d’artistes et jardin de Meta-Lunair, ces passionnés de biclous les bricolent et les restaurent dès qu’ils en ont le temps.

Meta-Lunair, on vous en a déjà causé quelques mots. C’est le tiers-lieu à Loos, qui occupe l’ancienne usine d’aluminium Métalu. Le terrain était en friche, avant d’être racheté par un architecte pour le transformer en atelier d’art. Aujourd’hui, on peut y trouver aussi bien un jardin en permaculture géré par l’asso Des Nattes Vertes que des ébénistes, des peintres, un soudeur, un restaurateur de meubles…. Et maintenant, des réparateurs de bicyclettes. Enfin, quand on dit maintenant, ça fait déjà un an qu’ils opèrent dans le village défriché.

Mais l’histoire commence  il y a deux ans. À la base, Clément, Thomas et Jean étaient étudiants à l’école d’ingé’ de l’ICAM. Comme tout bon boy’s band qui se respecte, ils débutent dans leur garage. Leur passion franchit une nouvelle étape quand les amis de leurs amis de leurs amis leur demandent de réparer leurs vélos. Ça commence à faire beaucoup de monde, et surtout beaucoup de bicyclettes à bricoler. Au bout d’un an, un atelier au Meta-Lunair se libère et les trois comparses se jettent sur l’occasion. Entre deux-trois réparations de vélo, ils en restaurent d’autres grâce aux pièces récupérées.

Environ 400 vélos restaurés

En parallèle, les étudiants sont diplômés, on fête ça, puis on saute dans le doux monde du travail. “On a souhaité garder l’atelier pour le kiff, déclare Clément. C’est une passion et une occupation annexe.” Mais depuis le lancement du “Coup de pouce vélo”, leur activité augmente de plus belle. Tout le monde devient fou du guidon et ça répare à tout va. Alors ils embauchent leur copain Charles.

Depuis le déconfinement, près de 190 vélos passent sous leurs mains. Il faut dire que c’est vraiment le bon plan : l’équipe d’En Roue Libre fait payer les réparations seulement si elles dépassent la somme de 50€ d’aide de l’État. Et comme c’est une asso, les quatre compagnons ne tiennent en compte que les pièces à changer. “Notre but c’est de rendre service, explique Thomas. On traîne souvent dans les brocantes pour récupérer les pièces d’origine.”

Pour les contacter, ça se passe sur leur site et vous pouvez les suivre sur Instagram. Et Meta-Lunair n’a pas bougé, c’est toujours situé 4, rue Jules Ferry à Loos.