L’abej Solidarité lance un manifeste pour soutenir son action

Dans Dans la rue, Un toit sur la tête

© Delphine Chenu

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Accueillir, soigner, lutter contre les addictions, réinsérer professionnellement… C’est un peu tout ça à la fois si on devait résumer les missions de l’Abej Solidarité. L’association lilloise accompagne les personnes à la rue depuis 50 ans. Pour faire connaître les défis auxquels elle est confrontée, elle publie le manifeste Pas Sans Espoirs.

Près de 2 800 personnes seraient sans abris dans la métropole lilloise : c’est ce que révèle la dernière étude établie par la MEL. Un chiffre effrayant. Pour tenter de lutter contre ce fléau, l’Abej Solidarité compte 200 bénévoles hyper motivés, qui s’activent dans plein de domaines. “Certains gèrent la communication, accompagnent et accueillent les sans-abris à la halte de nuit, proposent des activités, servent des sandwichs ou des boissons chaudes… Nous avons aussi des médecins, des psys, des infirmières, un coiffeur…“, énumère Pascale Suhr, la responsable com’. En ce moment, l’asso lilloise cherche plutôt des animateurs, pour des ateliers de cuisine notamment.

Bien plus qu’un centre d’accueil

Afin de soutenir ses actions à travers la métropole lilloise, l’Abej vient de sortir un manifeste, baptisé Pas Sans Espoirs, et tente de récolter un max de signatures. À l’heure où on tapote ces lignes, quasi 5 000 bonnes âmes ont adhéré au projet : “Nous voulons montrer que nous ne sommes pas uniquement un centre d’accueil. Pour aider les sans-abris, il faut les accompagner en leur permettant de s’insérer, d’accéder aux soins, à un logement…” L’insertion pro joue un rôle primordial et c’est l’un des chevaux de bataille du collectif, qui emploie des personnes à la rue dans sa Ressourcerie de Villeneuve-d’Ascq, un lieu où chiner des meubles et fringues de seconde main.

L’impact de la crise sanitaire

À cause du protocole d’hygiène et des gestes barrières, l’asso ne peut plus accueillir autant de bénéficiaires qu’avant dans ses structures d’accueil. L’une se trouve rue Solfé, l’autre Parvis Saint-Michel. “Au lieu des 80 personnes en moyenne, l’ARS nous contraint à n’accueillir que 20 personnes à l’accueil Solférino et 10 au Point de repère“. Le problème, c’est que les personnes sans-abris doivent se laver et manger leur sandwich en deux-deux pour laisser la place aux suivants. “Que se passera-t-il lorsque le froid arrivera ? Les équipes sont inquiètes“, confie Pascale Suhr. Si vous voulez apporter votre petite pierre à l’édifice et leur donner un coup de pouce, vous pouvez faire un tour sur le site Pas Sans Espoirs.

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