La mise en place de la zone à faibles émissions de la métropole lilloise est décalée à 2022

Dans C'est green, Lille, Transport

© Patrick James / Archives La Voix du Nord

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La première zone à faibles émissions (ZFE pour les intimes) du secteur avait été voté en 2019 à la MEL et devait être effective dans 11 communes à partir du 1er janvier 2021. Mais les discussions autour de sa mise en place ont pris du retard avec la crise sanitaire et sont toujours en cours.

Commençons par redéfinir ce qu’est une ZFE et son but : c’est en fait une zone interdite aux voitures et camions qui polluent le plus. A savoir ceux qui arborent la vignette Crit’Air 4 ou 5. En juin 2019, l’annonce avait fait grand bruit lors du conseil métropolitain. Christiane Bouchart, vice-présidente de la MEL au développement durable à l’époque, expliquait dans La Voix du Nord que ces véhicules “représentent aujourd’hui 23 % du parc automobile métropolitain et sont responsables de 32 % des émissions de particules fines dues au trafic routier“.

Le principe se résumerait grosso modo à établir la circulation différenciée qu’on connaît lors des gros pics de pollution de manière pérenne dans le cœur de la métropole lilloise. Onze communes s’étaient portées volontaires pour intégrer cette ZFE à partir de 2021. Le contexte actuel fait que la date a été retardée d’un an et on parle désormais d’une mise en place au 1er janvier 2022.

Déjà parce que le contexte de 2020 a fait prendre un gros retard à pas mal de projets. Et que ce dispositif là doit forcément se faire en concertation avec les communes concernées… mais demande aussi la création d’aides pour les foyers les plus modestes qui devraient changer de véhicules.

A la MEL, on explique que ce n’est bien qu’un report et que la ZFE “verra bel et bien le jour, le projet n’est pas abandonné. Les services concernés sont toujours en train de travailler dessus, en lien avec les mairies des onze communes. C’est un dispositif complexe à mettre en place puisqu’au delà des aides, il faut aussi faire un gros travail de sensibilisation et de pédagogie en amont.

Interrogé sur le sujet au début du mois de décembre par La Voix du Nord, le président de la MEL, Damien Castelain, a indiqué que ce n’était pas “un lobby anti-diesel” et que “le débat sur les conditions d’extension de cette mesure” à d’autres communes de la métropole n’était pas encore terminé.

Pour l’instant, les communes concernées seraient :

  • Lille-Hellemmes
  • Lomme
  • Sequedin
  • Haubourdin
  • Loos
  • Faches-Thumesnil
  • Ronchin 
  • La Madeleine
  • Saint-André-lez-Lille
  • Marquette-lez-Lille 
  • Lambersart