Les Grands Moulins de Paris sont passés devant l’objectif du photographe Rémi Fosse

Dans Culturons-nous

© Rémi Fosse

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On vous parlait déjà du travail de Rémi Fosse en mai dernier quand il était parti shooter le collège abandonné Jean-Macé de J.-B. – Lebas. Aujourd’hui, c’est avec une série de photos des Grands Moulins de Paris que le photographe lillois revient. Par ici la visite.

Vous êtes peut-être déjà passé devant sans vraiment savoir ce qui se cache derrière les murs de cette grande bâtisse un peu destroy. Et bien, vous allez le découvrir grâce aux clichés de Rémi.

Les Grands Moulins de Paris (pourtant bien situés à Marquette-lez-Lille) accueillaient autrefois une minoterie. Comprenez un endroit où se préparent farines et céréales. “Le site est actuellement en chantier et fermé au public. Un partenaire qui travaille sur le projet m’a proposé d’aller faire quelques photos [avec autorisation bien sûr] afin de garder une trace des tags et fresques qui habillent les murs“, nous raconte Rémi.

Et oui, parce qu’avant le chantier, la minoterie désaffectée est restée à l’abandon quelques années pour le plus grand kiff des graffeurs du coin. Il paraît même qu’une œuvre de Jeff Aérosol himself s’y cache. Vous vous en doutez, tout (ou presque) va bientôt disparaître.

Ils ont déjà bien déblayé les lieux pour faire réapparaître la structure du bâtiment. C’était impressionnant de voir ça, surtout à 60 mètres de haut. Il fallait faire attention où on mettait les pieds parce qu’il y avait des trous partout.” Si l’ambiance apocalyptique était un peu moins présente qu’à Jean-Macé, ici c’est le côté monumental de la bâtisse qui impressionne. Les murs de briques rouges, la charpente ou encore les énormes silos qui permettaient de stocker farines et céréales forment des quadrillages bien sympa à photographier.

© Rémi Fosse

D’en haut, la vue est spectaculaire. Avec le vent qui soufflait sur ce bâtiment d’une centaine d’années, tu te demandes si ça va bien tenir, poursuit Rémi. J’ai eu carte blanche pour photographier le squelette du bâtiment. Maintenant je suis curieux de voir ce qu’ils vont en faire.” Et nous avec. Cette belle bête, construite en 1921 et inscrite aux Monuments Historiques en 2001, devrait abriter un paquet de logements réhabilités d’ici peu.

Pour en voir un peu plus, c’est par . Et pour suivre le taff de Rémi, ça se passe sur son compte Instagram.