À Fives, Lasécu expose les toiles du Lillois Philippe Hollevout

Dans Chill, Culturons-nous, Lille
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Une expo. Une vraie exposition, avec des tableaux accrochés aux murs, des minuscules pancartes à côté qui donnent le titre de l’œuvre, et de l’espace pour déambuler. A Fives, Lasécu expose et vend les toiles de l’artiste lillois Philippe Hollevout. Mais on peut aussi venir juste pour plaisir des yeux.

Ça fait tout drôle de se trouver dans un lieu de culture pour la première fois en 2021, on ne va pas vous le cacher. On a même un peu de mal à croire qu’on peut être là, masqué et à bonne distance des autres visiteur.se.s. Et pourtant, voilà, Philippe Hollevout expose ses dernières toiles à Lasécu, cool salle d’art contemporain de Fives. Et comme l’homme est lillois, qu’il a son atelier rue du Sec-Arembault, il a pris son fils Lucien, six ans, avec lui, et il est venu nous faire une petite visite.

Magritte, Hockney, Picasso et l’Afrique

Il nous a parlé de René Magritte, qu’il a adulé, puis délaissé, pour finalement revenir à lui naturellement, et de David Hockney. Mais il a aussi eu des mots pour ses amis, ses proches, son fils Lucien, Picasso, l’Afrique où il a vécu, la BD traditionnelle et la peinture réaliste. Parce que Philippe Hollevout est peintre, mais aussi dessinateur, chanteur, musicien, plasticien… Ce qu’il a choisi d’exposer à Fives jusqu’au 20 mars, ce sont des toiles peintes pendant cette drôle de période rythmée de confinements et de couvre-feu. Un amour qui l’abandonne, et c’est la solitude et la mélancolie qui se déverse sur ses canevas.

Mais pas que. Ses oeuvres savent être colorées, pleines de vie. Le long du plus grand mur de la salle d’expo s’étend une grande fresque faite de visages. “Il y a des inconnus, des amis, des proches, des vedettes, des gens que j’admire…” Là, Dracula cohabite avec les amis du peintre, Trump, Magritte, Picasso ou encore Spock. “C’est un travail très affectif, où je veux montrer un mélange d’humanités.

Et même quand ses toiles dépeignent des bustes à têtes de plantes, on discerne parfaitement les humain.e.s représentés. “Ce sont de vraies personnes. Là il y a Jules, puis moi, puis le père de Jules, un ami.” Plus discrets, il y a les carnets de l’artiste, qu’il s’évertue à remplir chaque jour. “Je dessine un schtroumpf par jour. Là, j’ai aussi un carnet rouge, un carnet bleu, un carnet où Lucien est scénariste, je dessine ce qu’il imagine…

Jules, Philippe, et le père de Jules, un ami.

Si les lieux de culture et l’art vous manquent, on vous conseille d’aller à Lasécu, au 26, rue Bourjembois, à Fives. On vous met le site internet de la salle d’art et celui de l’artiste, tant qu’on y est. Sauf confinement, l’expo est visible jusqu’au 20 mars.