Atmo est en train de mesurer la qualité de l’air dans le métro lillois

Dans C'est green, Lille
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Vous avez peut-être aperçu sa mini-station installée sous la gare Lille-Flandres. L’observatoire régional a lancé une nouvelle étude de la qualité de l’air dans le métro lillois en janvier. Ce n’est pas la première fois, mais la nouveauté de 2021, c’est que l’air dans les rames va lui-aussi être analysé. Et ça c’est une première.

L’air du métro lillois (et de n’importe quel métro d’ailleurs) n’est pas toujours bon à respirer, on le sait. Dans des stations souterraines, souvent bondées, renouveler l’air est un gros enjeu. Atmo n’est pas la “police de l’air” et ne dira donc pas ce qu’il faut faire à Ilévia dans son étude (qui sera rendue publique) mais elle dressera surtout un état des lieux et donnera des pistes à la prise de décisions.

Trois stations testées

La dernière étude en date sur le métro lillois par Atmo date de 2013 et elle s’était surtout concentrée sur la station Roubaix-Eurotéléport. Il faut remonter en 2010 pour retrouver celle concernant les stations de Lille-Flandres et République. Celle qui vient de commencer, en partenariat avec Ilévia, cela va s’en dire, doit se concentrer, elle, sur trois stations :

  • Lille-Flandres
  • Porte des Postes
  • Mairie d’Hellemmes

A chaque fois, la mini-station d’Atmo sera démontée d’un quai de station pour aller sur l’autre, tous les quinze jours. Les mesures pour Lille-Flandres sont d’ailleurs terminées et c’est celles de Porte des Postes qui démarrent donc la semaine prochaine, jusqu’aux vacances de février. “A Lille-Flandres, on a également pris le temps de mesurer les concentrations en black carbone et en particules ultra-fines (les PUF pour les intimes), en plus des polluants qu’on mesure habituellement“, détaille Céline Dérosiaux, chargée de com’ chez Atmo.

Inside air

Les habitués traditionnels de ces mesures, ce sont les particules (les fameuses PM 1 et 2,5) et onze métaux. Mais Atmo mesure aussi ce qu’il appelle “les paramètres de confort“, à savoir l’humidité relative, la température et le taux de CO2. Et comme on vous le disait plus haut, tout ce beau petit monde sera aussi mesuré pour la première à l’intérieur même des rames des deux lignes de métro.

Ce sera là aussi une mini-station portative qui sera installée sur des barres, pas trop hautes pour rester à hauteur des passager.e.s et avec une personne d’Atmo à côté“, ajoute la chargée de com’. La première phase de mesure a commencé ce lundi, aux heures de pointe. Donc si vous avez croisé une personne un peu zarbi qui checkait des capteurs dans le métro, pas de panique, c’est Atmo.

Il y aura au total six phases de mesures pour l’intérieur des rames et les mesures sur les quais des trois stations citées plus haut doivent se terminer aux alentours du 23 mars. Atmo prendra ensuite le temps d’analyser tout ça pour dresser son étude et son éclairage sur la qualité de l’air qu’on respire quand on prend le métro.

Elle sera rendu publique vers la fin du troisième trimestre 2021 (fin septembre/début octobre).