Roubaix va expérimenter les trottinettes en libre-service à la rentrée

Dans Mon P'tit Vélo, Transport
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La mairie de Roubaix est actuellement en train de chercher un opérateur pour tester pendant un an une offre de trottinettes et de vélos électriques en libre-service dans la ville. Si le test est concluant, le nouveau service pourrait être pérennisé et étendu à d’autres villes de la métropole lilloise avec le soutien de la MEL.

La mairie de Lille a voté, début 2019, une délibération pour encadrer l’arrivée des trottinettes en libre-service, bien décidée à ne pas revivre l’enfer des vélos verts de Gobee Bike en 2017.

Résultat : personne ne s’est encore aventuré sur le terrain lillois avec un service de deux roues électriques. Mais depuis, il y a eu la loi LOM, A.K.A. la loi d’orientation des mobilités votée fin 2019, et qui permet notamment aux villes de faire des expérimentations avant de se lancer dans le grand bain. Et pour Roubaix qui n’a pas été échaudée comme Lille, ça semble changer la donne.

Plein de critères et un test d’un an

La situation est différente aujourd’hui et il y a eu pas mal de nouvelles avancées depuis le cas Gobee Bike, avance Alexandre Garcin, adjoint roubaisien à la transition écologique et énergétique mais aussi aux mobilités. Aujourd’hui, c’est plus encadré. Les avancées technologiques permettent d’éviter le grand n’importe quoi qu’il y a pu avoir au tout début et, surtout, on peut lancer des expérimentations.” C’est d’ailleurs ce point qui a fini de convaincre Roubaix de devenir la ville test de ce nouveau service de mobilité douce : “On sait qu’il y a une demande des usagers et si le test n’est finalement pas concluant au bout d’un an, au moins on aura tenté.

Pour donner toutes ses chances à cette expérimentation, la mairie de Roubaix entend bien être très sélective et ne pas déroger sur certains critères. “Le premier, c’est la sécurité. On fera attention au matériel proposé avec des clignotants par exemple ou encore le fait qu’il y ait une assurance pour l’usager·e qui emprunte une trottinette ou un vélo“, détaille Alexandre Garcin.

Avoir des trottinettes électriques bridées est également pour lui un critère non-négociables. “Avec les évolutions des dernières années, on peut désormais grâce à un système de GPS, brider les trottinettes selon là où elles roulent : à 6km dans les zones piétonnes par exemple, ou carrément leur interdire l’accès à certains endroits comme le parc Barbieux.”

Sélection en juin

Côté calendrier, l’appel à manifestation d’intérêt a été lancé le 28 avril dernier et la date limite de remise des dossiers de candidatures est pour le vendredi 28 mai 2021 à 17 heures. La sélection de l’opérateur se fera ensuite entre le 1er et le 12 juin 2021 et Alexandre Garcin espère un démarrage de l’expérimentation “d’ici septembre. L’adjoint table sur 300 à 500 bécanes mises en libre-service dans une soixantaine de stations dans la ville. Car oui, pas question de retrouver des trottinettes à tous les coins de rue : le but est de les déposer, comme c’est le cas pour les V’lille, auprès de bornes dédiées. La MEL est d’ailleurs associée à l’expérimentation pour aider à la signalétique.

D’ailleurs, si cette expérimentation d’un an est concluante, l’objectif est de relancer un appel, mais cette fois-ci avec d’autres villes et la MEL. “On fera bien attention à analyser l’impact environnemental et aussi l’intérêt de ce service. On veut une offre complémentaire aux V’lille et aux transports en commun, surtout pour les petits trajets en ville“, note l’adjoint.

Pour celles et ceux qui seraient rebuté·e·s par la circulation roubaisienne, Alexandre Garcin s’appuie sur le nouveau maillage des pistes cyclables de la ville, notamment avec les coronapistes pérénnisées (environ 10 km). “On a des infrastructures perfectibles, c’est sûr. Mais elles sont bien présentes. Et je pense que c’est en proposant toujours plus de mobilités douces qu’on peut justement faire changer les comportements automobiles.

Pour en savoir plus, on vous laisse la page dédiée à l’appel à manifestation d’intérêt sur le site de la mairie. Vous y retrouverez notamment la liste des critères souhaités par la ville pour l’expérimentation. Pour ce test, la ville de Roubaix laisse l’opérateur tout gérer, ne lui verse rien mais ne demande pas non plus de payer d’occupation du domaine public.