A Fives Cail, la ferme urbaine investit peu à peu ses serres définitives

Dans C'est green, Lille
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Vous avez été nombreux·es à nous demander des nouvelles de Chaud Bouillon et surtout de sa halle gourmande, qui devait ouvrir l’année dernière à Fives Cail. Il faudra encore attendre pour manger dans ce futur food court. Mais d’ici septembre, sa ferme urbaine va ouvrir au public.

Reprenons. A Fives Cail, cette friche qui n’en est plus qu’à moitié une, un chantier retape peu à peu les halles cathédrales qui accueillaient avant une usine de locomotives. Il y aura des logements (beaucoup), des bureaux, et un très gros complexe autour de l’alimentation saine et durable, appelé Chaud Bouillon. Il comprendra une halle gourmande -synonyme de food court- avec plusieurs restos, 400 places assises à l’intérieur, une grande terrasse, une cuisine professionnelle, une cuisine commune à l’étage, et une ferme urbaine.

L’idée de ce projet est de créer un circuit court et durable, un lieu où on vient gratter la terre en atelier, apprendre à cuisiner pour le plaisir ou pour en faire un métier. Et où on peut, enfin, déguster et découvrir de la chouette cuisine, le tout dans une ambiance qui s’annonce chill et sans prise de tête. Voilà, sur le papier, ce qui attend les habitant·e·s de Fives.

Le food court prendra place sur la façade de droite du passage de l’Internationale.

Sauf que le Covid est passé par là et que le chantier en a pris un bon coup. La halle gourmande qui regroupe food court, cuisine pro et cuisine commune, n’est pas encore terminée, loin de là. Au lieu d’ouvrir au printemps 2020, elle ouvrira… plus tard. On n’est pas en mesure de vous donner une date, parce que ni la ville de Lille, ni la Soreli, qui gère le chantier, n’ont voulu répondre à cette question. Bref.

Le cours Jean-François-Cail est prêt depuis un petit bout de temps.

Ce n’est pas parce que cette partie-là est à l’arrêt qu’il ne se passe rien. Dans le quatuor de Chaud Bouillon, il y a la ferme urbaine qui, elle, est quasiment prête à rouler. Gérée conjointement par l’association Lilotopia et Junia, la ferme existe, en vérité, depuis déjà un petit bout de temps. Sa première version a vu le jour il y a trois ans côté ancienne Friche Gourmande, sur le toit d’un container. Les premiers bacs d’aquaponie y ont fait germer nombre de plantes comestibles. “En fait, on déménage juste“, résume Alix Réquillart, qui gère le projet pour Lilotopia.

La ferme urbaine est installée tout au bout du cours, à quelques dizaines de mètres de la halle gourmande.

La nouvelle ferme est en train de s’achever. Elle comprend des bacs potagers en extérieur, deux serres et une champignonnière. Une partie est gérée par Junia et ses étudiant·e·s. Nous, l’asso, on va se charger d’organiser tous les ateliers participatifs.” C’est ça qui est chouette dans ce projet. Il sera possible d’aller enfoncer ses mains dans le terreau et d’apprendre à s’occuper d’un potager. Il y aura de l’aquaponie (de la culture hors sol pratiquée avec l’aide précieuse de poissons rouges), de l’aéroponie (une autre forme de culture hors sol novatrice). “Il faut que ce soit un lieu ouvert, d’échange avec les habitant·e·s du quartier et d’ailleurs, insiste Alix. Les gens pourront s’échanger des graines, des conseils, découvrir de nouvelles pratiques.

Junia fait déjà pousser ses premiers légumes dans sa serre.

L’objectif que la ferme s’est fixé : une ouverture en septembre, avec des ateliers participatifs. Le truc, c’est que la ferme est au bout du cours Jean-François-Cail, qui est aujourd’hui fermé au public, et le restera peut être encore quelques temps. “On va avoir une entrée vers la ferme urbaine par la rue Dupuytren“, annonce Alix. Sa ferme urbaine sera peut-être bien le premier projet pérenne à aboutir à Fives-Cail. Le premier d’une longue série, on espère.

Lilotopia a des réseaux sociaux : Facebook et Instagram. Et on reviendra, on espère très vite, vous donner de plus amples informations sur le chantier dans son ensemble.