Atom City, la salle d’arcade associative de Moulins gérée par des passionnés

Dans Chill, Lille
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À la recherche du jeu qui a bercé votre enfance ou simplement passionné·e par le rétrogaming ? Atom City est une salle d’arcade associative qui garde ses portes ouvertes à l’orée du quartier Moulins, à Lille, tout l’été. Un bon moyen pour vous de découvrir ou redécouvrir le monde de l’arcade pour 7€ l’aprem.

Vu de loin, avec sa devanture discrète la salle d’arcade Atom City située au 113 rue Barthélémy Delespaul passe facilement inaperçue. On a un peu du mal à s’imaginer qu’à l’intérieur de ces murs en briques rouges réside un trésor vidéoludique immense.

Atom City, c’est une salle d’arcade associative tenue par Kevin Sellam et Cédric Houbart, respectivement ingénieur-maître et informaticien. Voilà bientôt dix ans qu’ils gravitent dans ce milieu de l’arcade. Ex-gérants du Bobble Café à Lomme jusqu’en septembre 2019, ils ont ouvert tout de suite après Atom City, mais sous statut associatif. “Ça nous permet de conserver le côté passion et d’éviter que le taff occupe une place trop importante”, explique Kévin.

Le but affiché de leur asso : la sauvegarde du patrimoine vidéoludique et la découverte de jeux rétros pour tous et toutes, que ce soit pour le père de famille qui veut faire découvrir le jeu de son enfance à son enfant ou un gamer avide de high scores.

Retour vers le passé

Authenticité c’est le maitre mot ici : pas d’émulation seulement des cartouches et des cartes mères d’époque restaurées par Kévin dans son atelier, un vrai travail de fourmi. Ici, on restaure, bricole et rafistole de l’écran cathodique aux joysticks en passant par le hardware des machines.

Dernière arrivée en date, une borne Monaco GP produite par SEGA en 1978. “Le jeu est plus vieux que moi, c’est assez extraordinaire“, confie Kévin. Laissez tomber votre manette de PS5 et vos jeux triple A. Entrez dans le cockpit, à l’intérieur un levier de vitesse, un volant et c’est parti pour une course contre la montre en vue top-down. Pour profiter de ce petit bijou, il faudra patienter encore un peu, le temps de la restauration.

Pour acquérir ce genre de pépite, Kévin est en contact direct avec des fournisseurs en Chine, en Corée et au Japon qui récupèrent des bornes d’époque avant de lui envoyer. Et qu’importe l’explosion des tarifs de fret maritime liée à la pandémie et au blocage du canal de Suez en mai dernier : l’asso lilloise continue de dénicher et d’importer des pièces de collections.

Sept euros l’entrée

Atom City propose pour le moment 31 machines (pour 70 postes de jeux) de toutes les époques. “Ça va des années 70 jusqu’à aujourd’hui“. Mais d’ici la rentrée les choses devraient s’accélérer. “ Il y aura dix nouvelles bornes qui devraient arriver, on pourra bientôt proposer 40 machines simultanément“. On a jamais le temps de s’ennuyer à Atom City puisque chaque semaine l’équipe renouvèle son catalogue à travers un système de rotation.

Pour occuper l’un des 70 postes de jeux, il suffit de débourser la modique somme de 7 euros à l’entrée pour profiter en crédit illimité des différentes machines pour la journée. “On a souhaité instaurer un système de freeplay pour démocratiser l’accès aux bornes “, explique Kévin. “A Bobble Café, on avait certaines machines qui tournaient à 20 crédits par semaine. Instaurer un système de freeplay ça permet aux joueurs·euses de s’initier à des jeux qu’iels ne connaissent pas“.

La salle est ouverte tout l’été :

  • le mercredi : de 14 heures à 20 heures
  • le vendredi : de 16 heures à 22 heures
  • le samedi : 14 heures à 22 heures
  • le dimanche de 14 heures à 20 heures

N’oubliez pas de jeter un coup d’œil au site internet et à la page Facebook d’Atom City, pour plus d’infos sur les jeux disponibles et les évènements organisés par la salle d’arcade. Et sinon, ça se trouve au 113 due Barthélémy-Delespaul.