Une étude est lancée pour la création d’un téléphérique entre le Pas-de-Calais et Lille

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On est le 1er février, non le 1er avril, donc cette info est tout ce qu’il y a de plus sérieux : des communautés d’agglo du Pas-de-Calais ont lancé une étude pour savoir s’il serait intéressant (et possible) de construire un téléphérique entre leur territoire et la métropole lilloise. Objectif premier : désengorger les axes routiers.

C’est un projet qui peut paraître fou mais pas tant que ça pour les élu·e·s des intercommunalités de Béthune-Bruay, Artois-Lys-Romane, Flandre-Lys, Pays de Saint-Omer, Pays de Lumbres et Flandres intérieures. Ces communautés d’agglo se sont réunies et réfléchissent activement pour trouver des solutions à la fois pour désenclaver leur territoire mais aussi faciliter les déplacements sur les routes qui mènent vers la métropole lilloise : car ces dernières connaissent quotidiennement des bouchons.

Sur France Bleu Nord, Olivier Gacquerre, maire de Béthune et président de l’agglo Béthune-Bruay affirme que “12 000 personnes quittent chaque jour l’agglomération pour se rendre à Lille en voiture“. De quoi bien engorger les routes. “Il faut savoir que 80 % des gens qui vivent dans nos territoires et vont travailler à Lille le font en voiture“, ajoute le maire de Béthune, cité par Wéo. C’est qu’il n’y a pas vraiment d’alternatives pour celles et ceux qui habitent ce secteur mais bossent à Lille.

Il y a bien la solution du train et on pourrait augmenter les fréquences et les arrêts. Mais le projet de service express métropolitain de l’étoile ferroviaire de Lille lancé par la SNCF, l’Etat, la région et la MEL est prévu “d’ici 2035-2040“. Un temps d’attente bien trop long aux yeux des agglos du Pas-de-Calais.

Plus facile en l’air

D’où cette idée d’étudier d’autres options dont le transport téléporté, plus écolo et économe apparemment à mettre en place que d’autres solutions à même le sol. “L’avantage, explique le maire de Béthune à France Bleu Nord, c’est qu’il n’y a pas d’emprise foncière en aérien.” Surtout, il a fait les calculs : “Un kilomètre de voie ferrée, c’est entre 20 et 22 millions d’euros, un kilomètre de 2×2 voies, c’est six millions d’euros (..), un transport téléporté, c’est entre 10 et 12 millions d’euros. Ça vaut le coup de regarder.”

L’idée première des élu·e·s serait de relier Merville (qui dispose d’un aérodrome) à Lille, les villes étant distantes d’environ 40 kilomètres. L’étude de faisabilité est donc lancée et on devrait connaître les résultats d’ici le mois de juin 2022.