La MEL réfléchit (de nouveau) à la construction d’une deuxième patinoire

Dans Chill, Lille, Sueur

@ Pavel Danilyuk // Pexels

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On avait écrit quasiment le même titre fin 2018. La Voix du Nord vient de dénicher de nouvelles infos sur le projet : il est toujours dans les tuyaux de la MEL qui continue d’étudier le sujet. La construction de cette deuxième patinoire pourrait d’ailleurs sortir du côté de Lezennes. Mais son avenir est aussi lié à celui du projet de piscine olympique à Saint-So.

Ne dégainez pas trop vite les patins, on ne va pas rouler sur de la bonne glace bien fraîche tout de suite. Construire une petite sœur à la patinoire de Wasquehal est une idée lancée depuis déjà quelques années. Le projet fait d’ailleurs partie du programme de Damien Castelain pour la présidence de la MEL. Ce qui ne veut pas forcément dire que la fameuse nouvelle patinoire ouvrira ses portes avant la fin du mandat prévue pour 2026, vous allez voir.

Remettons déjà un peu de contexte. Après les disparitions successives des patinoires de Lille (en 1985) et de Croix (en 1991), la patinoire Serge Charles a repris le flambeau à Wasquehal. Et elle en attire des aficionados de la glisse puisqu’elle accueille environ 175 000 patineurs et patineuses chaque année. Ce qui fait donc réfléchir les élu·e·s de la métropole à en ouvrir une seconde.

Covid et friche

Si l’idée ne date pas d’hier, le Covid n’a clairement pas aidé à ce que le projet avance ces dernières années. Mais cette attente n’est pas à rejeter entièrement sur la pandémie. Car d’après les dernières infos de La Voix du Nord, les rebondissements juridiques liés à la construction de la piscine olympique du côté de la friche Saint-Sauveur n’y sont pas pour rien non plus.

Selon le quotidien, la MEL aurait dans l’idée de construire, non pas une simple patinoire, mais un complexe piscine-patinoire en fonction de ce qui se passerait du côté de Saint-So. Si vous voulez vous rafraîchir la mémoire sur le feuilleton judiciaire de Saint-So, c’est par ici. Mais pour vous résumer : la MEL et la ville de Lille ont un an pour répondre au tribunal administratif qui demande une nouvelle étude d’impact du projet. On devrait donc être fixé d’ici la fin 2022 sur l’avenir de cette potentielle piscine olympique.

Si ce projet ne peut se faire finalement sur la friche lilloise, la copie du projet patinoire sera donc elle aussi revue en conséquence. Le lieu envisagé serait le site de l’ancien complexe moto de Lezennes fermé depuis 2019 et qui fait plusieurs hectares. Mais, toujours d’après la Voix du Nord, si un nouvel équipement de loisirs doit y voir le jour, niveau calendrier, la MEL table désormais sur un “horizon 2030“.