Dans le Vieux-Lille, l’Atomic Rabbit ferme ses portes fin février

Dans Chill, Lille, Night Night
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La conclusion de cette belle aventure aura lieu le 26 février. L’Atomic Rabbit, bar atypique au caractère presque secret de la place Saint-Joseph, s’apprête à fermer après sept années de services tardifs. Les gérants, Jean-Paul et Olivier, cèdent la place non sans émotions.

Un cadre insolite, une déco magnétisante, des cocktails et du Daft Punk qui s’échappe des enceintes. L’Atomic Rabbit, c’est leur terrier : Olivier et Jean-Paul ont créé, avec les années, un lieu à leur image. “On voulait quelque chose qui nous ressemble, sourit ce dernier. C’était important que ce soit un endroit chouette, dans lequel on se sent à l’aise et libre.” Mais l’aventure prendra fin le 26 février prochain.

Itinéraire d’un couple de lapins

Petit flashback, sept ans plus tôt. Le duo cherchait alors à faire son trou dans le monde de la nuit, mais les financements étaient compliqués à trouver. Jean-Paul et Olivier se redirigent vers un projet de bar et tombent finalement sur cet endroit, place Saint-Joseph. Et c’est le coup de foudre.

Ils ouvrent l’Atomic Rabbit en juin 2015 et les débuts sont difficiles. “En juillet c’était la catastrophe, personne ne nous connaissait“, se souvient le quinquagénaire. Il rajoute en riant : “Je proposais à Olivier qu’on arrête tout pour se tirer au Mexique.

Vous connaissez la suite. Pas de Mexique mais la naissance d’un lieu chaleureux. “Ça a explosé pendant notre première braderie, continue Jean-Paul. Il y avait tellement de monde dans les rues que ça a débordé jusqu’ici. Puis le bouche à oreille a fait le travail.” Les compères ont réussi à instaurer l’esprit du bar anglais, avec les nombreuses bouteilles visibles derrière le bar. De fil en aiguille, le gin, les planches et les nuggets deviennent leurs produits phares. Et les client.e.s sont au rendez-vous.

Ça se presse au comptoir à partir de 18 heures, pendant que Paul et Fayçal s’activent à servir. Adrien, lui, est aux fourneaux. On sent tout de suite une équipe soudée. “Les gens viennent ici pour les cocktails, la musique et l’ambiance, assure Paul en souriant. Mais l’ambiance n’est pas seulement bonne dans la salle, elle l’est aussi derrière le bar.

A la recherche d’un nouveau terrier

Malheureusement, la team Atomic Rabbit tire sa révérence le 26 février. Il faut dire que le Covid n’a pas arrangé les choses. “J’avoue que ça nous a cassé les pattes, ajoute le gérant avec humour. Sans compter qu’on ne rajeunit Olivier et moi. Aujourd’hui, on a besoin de voir autre chose et surtout de faire une pause.

En vérité, le duo a encore de l’énergie à revendre, d’autant plus qu’on leur fait certaines propositions alléchantes. “Il n’y a rien de fixé pour l’instant mais on travaille sur un truc plus abouti, plus délirant, avec un espace extérieur, conclut Jean-Paul avec malice. Il serait peut-être question d’une bourgade charmante en périphérie de Lille.” Le lieu serait au moins deux fois plus grand et le lapin ferait toujours office de mascotte. Le Mexique ce n’est décidément pas pour tout de suite.

Vous avez jusqu’au 26 février pour vous rendre à l’Atomic Rabbit, au 5, place Saint-Joseph. On vous laisse avec le Facebook et le compte Instagram de l’établissement.