Le collectif Renart investit les ponts de la Deûle avec Can’Art

Dans Chill, Culturons-nous, Lille

@Restart Crew

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Depuis sa création en 2013, le collectif Renart met l’art urbain à la portée du plus grand nombre via des événements. Il y a d’abord eu la Biennale Internationale d’Art Mural (BIAM) puis, plus récemment, Can’Art. Pour cette édition 2022, des artistes vont peindre sous les ponts, le long du canal entre Deûlémont et Wambrechies, ce week-end des 11 et 12 juin.

La métropole comporte un véritable vivier d’artistes urbain·es, entre graffeur·ses et peintres modernes. Les nombreuses fresques de Roubaix et Lille en témoignent. On peut le dire, la culture du street art est rentrée dans les mœurs. Jusqu’à peindre dans l’espace public ou les musées en toute légalité comme c’est le cas de ce troisième épisode de Can’Art, ces 11 et 12 juin.

Comme d’habitude, c’est le collectif Renart qui est aux commandes. “Le principe c’est de faire de la peinture sous les ponts“, raconte Julien Prouveur, directeur de l’asso. Bien sûr, pour réaliser des fresques murales au fil du canal, il fallait l’accord des communes. “Chaque année, il y a trois villes partenaires. Cette année, ce sont Wambrechies, Quesnoy-sur-Deûle et Deûlémont.”

Un atelier à ciel ouvert

Pendant deux après-midis, quatre artistes vont s’emparer de trois ponts. On retrouvera Resco et Adré sous celui de la distillerie à Wambrechies, ainsi qu’Adri The Wip et Dwarf sous celui de Quesnoy-sur-Deûle. Du côté de Deûlémont, ce sera toujours Dwarf, sous la rue du Pont Rouge cette fois. Bien évidemment, les curieuses et curieux pourront observer leur travail en direct.

@Iksté

À ces fresques, il faut ajouter le village Renart et ses ateliers, à la halte nautique de Quesnoy. Il y aura des sensibilisations au pochoir et à l’aérosol. Idem pour les initiations au lettrage sur papier et à la calligraphie. Toutes auront lieu le samedi et le dimanche, entre 14 heures et 19 heures. Le tout est gratuit et sans réservation.

La nouveauté de cette année, c’est le partenariat avec la Fondation Desperados, avance Julien. On a 100 sérigraphies à offrir.” Pour les obtenir, c’est simple : il faut trouver les sprays d’or disséminés sur le chemin entre les trois villes partenaires. Chaque numéro correspond à une œuvre.

Enfin, le Graffit fait son grand retour au village. À mi-chemin entre l’expérience sonore et visuelle, l’œuvre d’OmuR.H et Shure réagit aux mouvements par des sons. Il suffit de s’en approcher pour s’en rendre compte. Peut-être même la toucher ?

Les peintures comme les ateliers ont lieu de 14 heures à 19 heures les 11 et 12 juin. Plus d’informations sur le lien de l’événement. On vous donne aussi les Facebook et Instagram du collectif Renart.