À Roubaix, le Grand Café renaît de ses cendres

Dans Food Porn, Lille
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C’est une institution roubaisienne disparue depuis longtemps qui renaît de ses cendres. Trois ami·es se sont associé·es pour réinvestir ce grand espace à deux pas de la mairie de Roubaix et en faire un concept boulangerie/pâtisserie/resto/café. Attention, grosse adresse foodporn.

Quand on entre, on ne sait plus où donner de la tête. A droite, un régiment de pains à la croûte dorée. A gauche, des pâtisseries pleines de couleurs et de promesses. Au fond, l’agitation d’une cuisine, juste avant un service. Avenue Jean-Lebas, à Roubaix, le Grand Café est born again grâce au travail de Redouane Benbahlouli, Raïna Nini et Ali Benouadem.

Les deux premier·es sont en couple et ont déjà un fast-food ensemble rue des Postes à Lille. Le troisième est chef pâtissier et tenait l’Entremet, avenue Gustave-Delory. Ensemble, iels ont fait une merveille.

Mais d’abord, un peu d’histoire. Le Grand Café première version ouvre en 1885, après que la ville ait décidé de créer une nouvelle rue très fancy entre l’hôtel de ville et la gare. L’avenue de la Gare, pas encore avenue Jean-Lebas, est une vaste artère bordée d’immeubles haussmanniens. Le café s’installe dans l’un d’eux, au tout début de l’avenue. Le commerce est à l’époque fleurissant, et Roubaix, the place to be pour les industries textiles. Le Grand Café profite de cette période faste pour devenir un haut lieu de rencontre. On y fait des banquets, des mariages, des meetings politiques. La terrasse est bondée l’été, le resto à l’étage blindé l’hiver.

Le lieu traverse tranquillement le XXe siècle pour laisser la place, dans les années 2000 au resto Envies de Saison, fermé en 2018. Puis plus rien… Jusqu’à ce que Redouane, Raïna et Ali entrent dans le jeu et décident de refaire de ce lieu un endroit de passage et de rencontre central à Roubaix. “On a vingt personnes chaque jour qui viennent nous raconter des anecdotes sur le Grand Café, raconte Raïna. Tout le monde a une histoire avec le lieu.

Tout fait-maison

Ce projet nous a pris deux ans. Avec le Covid et les travaux, ça a été très long.” Mais depuis le premier juin, le lieu revit, polymorphe. “Au rez-de-chaussée, il y a la pâtisserie-boulangerie et la cuisine. A l’étage, le restaurant, avec une grande salle, et une plus petite salle privatisable”, précise Raïna. L’endroit est aussi un salon de thé, avec une grande terrasse qui donne sur la Grand-Place.

Ici, donc, on peut venir prendre un goûter, ou manger le midi au resto. La carte est bistronomique. On mange une entrecôte, des lasagnes, un burger. “Tout est fait maison : la pâte à lasagnes, la mayonnaise, le pain bun pour le burger…” Et au maximum local. Si on préfère un sandwich, le poulet est mariné du jour et le bœuf pastrami est fait sur place.

 “Pour le moment, on ouvre de 7 heures du matin à 20h30, ajoute Raïna. On fait resto le midi pour se roder et on ouvrira le soir ensuite. Et bientôt, on proposera aussi des brunchs.

On vous laisse tester cette nouvelle adresse roubaisienne en vous rendant au 4, avenue Jean-Lebas. Le Grand Café a un compte Insta et une page Facebook.