Ce qu’il faut savoir sur l’eau potable de la métropole lilloise

Dans Article Sponsorisé, C'est green, Lille
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Article sponsorisé @Agence de l’eau Artois Picardie

Avoir accès à l’eau potable directement chez soi, c’est vachement cool. Sauf qu’on a tellement l’habitude de ça, qu’on oublie parfois qu’elle n’est pas illimitée et qu’elle vient de nos sols qui galèrent à faire le plein. Cet été, avec la sécheresse qu’on s’est tapée, ça n’a pas arrangé les choses. L’occasion de faire le point du qui/quoi/où/comment/pourquoi sur l’eau de la région.

L’eau de Lille vient d’ailleurs

Eh non, l’eau de la métropole lilloise ne vient pas de ses propres sous-sols. Si on a de l’eau du robinet par ici, c’est grâce à des transferts depuis deux sources du Douaisis et une du secteur de la Lys. “Dans le cas du Douaisis, comme pour 93% de l’eau potable de la région, elle vient des nappes phréatiques, explique Cathy Célary, chargée de com’ de l’Agence de l’eau Artois-Picardie. Ce ne sont pas des lacs souterrains, mais plutôt des sortes d’éponges dans lesquelles on va puiser l’eau qui s’infiltre.”

Bien sûr, on n’est pas les seul·es à bénéficier de ce type d’échange d’eau potable. On peut en dénombrer treize transferts dans le Nord-Pas-de-Calais. “On parle par exemple d’une autoroute de l’eau qui va de l’Avesnois et qui monte jusque dans les Flandres“, raconte la chargée de com’. Ou encore de l’Audomarois au Dunkerquois.

Sécheresse = problème d’approvisionnement

C’est logique, mais ça vaut le coup d’en dire deux mots, notamment après la sécheresse de cet été. Car le manque de pluie a asséché la nature, a fait diminuer l’eau des rivières et a du coup eu des conséquences flagrantes sur l’approvisionnement en eau potable. “En puisant l’eau dans des nappes phréatiques et des cours d’eau qui diminuent puisque pas ressourcés, ça devient de plus en plus difficile de s’approvisionner et notamment dans la métropole lilloise“, alerte Cathy Célary.

Risque-t-on la coupure d’eau ?C’est déjà arrivé dans la région, continue-t-elle. Il y a des communes qui ont dû amener des packs d’eau auprès de leurs habitant·es. Pour la métropole lilloise, on en n’est pas encore à ce stade, mais il faut rester vigilant·e car on pourrait être amené·e à l’avenir à avoir ce type de problématique.”

“Il a plu l’autre jour, problème résolu ?”

Ça, c’est un cliché qu’on entend pas mal : il suffit qu’il y ait un orage une fois pour que les sous-sols se regorgent d’eau. Que nenni les ami·es. La terre, c’est comme une éponge, quand vous la laissez s’assécher sur le bord de l’évier pendant quelques temps, et que vous la mouillez à nouveau, il faut quelques secondes pour qu’elle se remette à absorber l’eau.

Il y a beau avoir un orage, la terre est sèche et n’arrive pas à boire cette eau, détaille Cathy. Donc il peut y avoir un phénomène de ruissellement voire d’inondation quand les pluies sont vraiment fortes. Pour que la terre se gorge d’eau à nouveau, il va falloir beaucoup de pluie sur une période plus longue.” Surtout qu’il faut plusieurs semaines, voire quelques années, pour que l’eau s’écoule dans les nappes phréatiques. “Il y des périodes de recharge, à peu près de novembre à mars, quand il n’y a plus d’évaporation sur le sol et quand les plantes ne puisent plus et qu’elles se mettent en sommeil.

Préserver l’eau en quelques gestes

Vous l’avez compris, il est devenu essentiel de sortir de cette logique de “l’eau du robinet, c’est en illimité”. Parce qu’avec le dérèglement climatique, on risque de se retrouver avec des châteaux d’eau vides et donc d’être à court d’eau potable par moments.

Mais ce n’est pas une fatalité, puisqu’il y a des gestes simples qu’on peut faire chez nous pour réduire, réutiliser et sauver l’eau. On vous en a déjà parlé dans un article précédent, mais on s’est dit qu’une piqûre de rappel de quelques-uns, ça ne fait de mal à personne (puisqu’on n’a pas d’aiguille) :

  • prendre une douche plutôt qu’un bain. En cinq minutes de douche, on consomme à peu près 150 litres d’eau, contre le double pour un bain.
  • Placer une brique ou une bouteille remplie de sable dans le réservoir des W.C pour diminuer la quantité d’eau utilisée.
  • Réutiliser l’eau de lavage des légumes, afin d’arroser vos plantes. Bon à savoir, l’eau de cuisson des pommes de terre tue les mauvaises herbes.
  • Récupérer l’eau de pluie avec des bacs si vous avez une terrasse, un jardin et un balconnet pour faire ce que vous voulez (sauf la boire).
  • Traquer les fuites, pour sauver l’eau et l’argent de votre compte en banque. Pour ça, il y a une technique hyper simple : si votre compteur d’eau tourne alors que vous n’avez rien d’ouvert, c’est que vous avez une fuite.

On s’arrête là pour aujourd’hui, mais si vous aussi vous avez des écogestes et actions à partager, on vous invite à aller sur le site agissonspourleau.fr dans lequel l’Agence de l’eau Artois-Picardie ressence toutes les techniques et actions des particuliers, assos, entreprises et collectivités, jusqu’au 30 septembre, pour les faire connaître au plus grand nombre. Si votre dossier est sélectionné, une certification prouvant votre participation à la sauvegarde de l’eau dans la région. Oh et il y a un petit trophée aussi.

Pour déposer sa candidature, on vous laisse vous rendre sur le site dédié où tout est expliqué en détails. Et si vous voulez en savoir plus, direction le site de l’agence de l’eau Artois-Picardie, sa page Facebook et sur Youtube. Et si les questions sur l’eau vous intéressent, son Académie de l’eau organise des conf’ avec des pointures sur “l’eau, les sols et l’agriculture”, les 12 et 13 octobre à Douai. Toutes les infos ici.

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